Pierre, 65 ans
Depuis son intervention chirurgicale sur un poumon, il a des douleurs très importantes qu’il ressent jusque dans son bras. Elles entraînent une diminution de son autonomie de 60%, avec une répercussion sur son état psychique.
Au travers de l’apprentissage de la relaxation et de l’état sophronique, Pierre peut maîtriser et identifier sa douleur. Avec l’aide de la prise de conscience et l’intégration du ressenti de la respiration, Pierre repère le lien qui existe entre son mental et son corps. Avec la force mentale de l’expiration, il peut gérer sa douleur. Nous allons ainsi créer une passerelle psychique entre sa souffrance et la respiration. Sa force mentale est le seul moyen de canaliser sa propre douleur.
Nous avons souvent parlé de la diminution de son autonomie, ce qui nous a permis de faire également un travail d’accompagnement psychologique.
LUC, 24 ans
Ce jeune homme est homosexuel et l’assume pleinement. Il a beaucoup de difficultés à gérer son émotionnel et se plaint d’avoir un comportement de sur-affectivité avec ses amants. Luc désire débuter une relation avec Luis 27 ans, mais il veut être autonome dans cette relation et ne pas être trop dépendant affectivement dans sa relation aux autres. C’est un peu le style de personne qui tombe facilement amoureux…
Les premières séances lui permettent d’induire l’état sophronique où le patient apprendra à créer un « lâché prise », lui permettant de mettre en place un mécanisme de protection entre lui et les différents événements de sa vie, où entrent en jeu ses émotions affectives.
Le mécanisme qu’il met en place lui permet, dans sa vie quotidienne, de pouvoir gérer sa dépendance émotionnelle. Il se construit une protection psychique. Le travail consiste à nous servir de la visualisation combinée à la respiration. L’idée mentale ou l’attitude qui le gêne, est ainsi expédiée (virtuellement) avec la force du souffle vers l’extérieur de lui-même, créant automatiquement cet espace protecteur.
Les différents exercices lui permettent aussi de faire le point sur ses propres désirs.
Depuis, il arrive à prendre la vie avec beaucoup plus de détachement et à être autonome face aux autres.
Paméla, 18 ans
Cette jeune fille passe le BAC dans 6 mois. Elle est une assez bonne élève, mais parfois Paméla perd confiance en elle et échoue aux différents examens blancs. Ce sont ses parents qui l’ont amenée à ma consultation.
Dans ce cas, je travaille avec Paméla sur plusieurs axes :
- La gestion de son stress
- Le renforcement de la confiance en Soi (confiance en elle)
J’utilise la visualisation afin de lui faire vivre (virtuellement et progressivement) les différentes étapes de l’examen du bac. Pour lui faire prendre conscience de l’épreuve par anticipation, par le biais du « déjà vécu », nous avons une action déstressante.
Prenant appuis sur son bon niveau scolaire, nous travaillons en état sophronique, pour renforcer la confiance en elle, qui est un atout supplémentaire pour gérer son stress.
Nous aurons besoin d’une dizaine de séances pour agir dans ce cas.
Linda, 56 ans
Linda vient me consulter, elle est atteinte d’un cancer de l’ovaire. Elle s’isole sur le plan social et relationnel. Une association de lutte contre le cancer lui a déjà parlé de la sophrologie.
J’agis dans deux directions différentes mais néanmoins complémentaires :
- Sur le plan d’une aide psychologique.
- Sur le renforcement de l’action de la chimiothérapie.
Le travail que je propose de faire avec Linda est en premier lieu l’apprentissage de la relaxation. Cette action lui permet de reproduire ce mécanisme quand elle en ressent le besoin, tout au long de sa journée, ceci afin de limiter le facteur de stress (rôle aggravant) dans sa maladie.
Cette technique a également un effet de prise en charge psychologique et nous autorise à parler de son cancer. Ainsi Linda peut mettre des mots sur ce qu’elle vit, ce qu’elle ressent corporellement. Elle verbalise aussi comment cette meurtrissure agit sur elle (sur le plan corporel et psychologique).
Nous allons également travailler sur le schéma corporel et nous le réapproprier par la prise de conscience.
La visualisation permet de travailler sur la deuxième direction. Le travail se réalise en action positive, pour préparer le futur. L’action de la visualisation va aussi nous aider à potentialiser l’effet de la chimiothérapie. Nous travaillons avec des images virtuelles. Par exemple, on dit que la chimiothérapie est une armée qui va combattre les cellules malignes.
En résumé les différentes actions que j’ai avec Linda lui permettent d’améliorer sa vie quotidienne. Elle se donne un maximum de chance pour lutter contre cette maladie.
La lutte contre le cancer c’est partir au combat et ne pas être passif face à l’attaque.
L’indication de cette méthode est valable pour de nombreuses pathologies chroniques (vih, diabète, etc.).
Rachelle, 54 ans
Elle travaille actuellement dans une entreprise bancaire. Dans quelques mois, elle sera à la retraite. Mais elle ne supporte pas cette idée. Elle pense qu’elle va devenir inutile.
Rachelle doit entrevoir différemment sa période de retraite. Elle ne doit pas la voir comme une fin en soi, mais plutôt comme un moment, un espace qui doit faire entrer la notion de plaisir. Elle doit pouvoir s’autoriser à faire des choses pour elle-même, quand elle le désire.
J’utiliser la sophro programmation future ( SPF ), pour lui faire vivre des situations de vie futures où les notions de confiance, d’harmonie et d’espoir dans l’avenir, entrent en ligne de compte. Ce sont des situations réelles, qu’elle peut mettre en œuvre pour évoluer de façon positive.
Henri, 45 ans
Il vient sur les conseils de son médecin cardiologue. Henri souffre de tachycardie (accélération du rythme cardiaque). Chez lui, ce problème physiologique n’est pas dû à une pathologie cardiaque mais à l’angoisse et au stress.
La relaxation et l’induction ont pour but de prendre conscience de son cœur et de ses battements. La prise de conscience de la détente et du calme vont pouvoir mettre le patient en confiance et calmer ses angoisses. Puis, avec sa force mentale, il va pouvoir agir sur ses propres battements cardiaques et les contrôler. En quelques séances ses battements cardiaques retrouveront un rythme normal.
Tom, 35 ans
« Je suis homosexuel depuis toujours » me dit-il, « Je le vis bien, cela ne me pose pas de problèmes dans ma vie de tous les jours. Mais je ne supporte plus les rencontres sans lendemain. Mon activité de loisir principale, c’est le sexe. Je ne comprends pas pourquoi je n’arrive pas à faire autrement ».
Nous décidons ensemble, de faire une psychothérapie de soutien.
A travers les séances, Tom cherche à identifier et à comprendre pourquoi il a cette boulimie de sexe. Que représente t-elle pour lui, pourquoi en reste t-il insatisfait ?
Je l’amène à identifier rapidement le fait qu’il a besoin de l’autre pour exister. A travers le travail thérapeutique, il va pouvoir se construire et prendre conscience qu’il n’a pas besoin des autres pour être lui-même.
Au fil du temps Tom apprend à vivre avec ses désirs, ses pulsions, ses faiblesses, ses lacunes de vie.
Concernant son " activité de loisir principale",Tom est amené à identifier que son désir de plaire est exacerbé et reflète un besoin de se rassurer à travers ses multiples et passagères rencontres. Du moment où il a pris conscience qu'il pouvait exister par lui-même, il n'a plus besoin d'être rassuré.
A ce jour il commence à prendre ses marques dans sa nouvelle vie. Il essaye de se construire différemment et il en est beaucoup plus épanouis. Nous continuons le travail ensemble. |